Rencontre avec l’auteure Wassyla Tamzali : « Ecrire avec le "Je", c’est parler de tout le monde pas seulement de soi »

Une rencontre-débat a été organisée, mardi, à la librairie Chihab International de Bab El-Oued à Alger, avec l’auteure Wassyla Tamzali, autour de ses deux ouvrages intitulés Éducation algérienne et Histoires minuscules des révolutions arabes. Un débat durant lequel, plusieurs questions sociopolitiques ont été abordées et débattues avec l’assistance.

La conférencière a évoqué, de prime abord, un épisode douloureux de sa vie, et qu’il a énormément influencé sa plume et sa carrière d’écrivaine ; l’assassinat de son père durant la guerre de Libération nationale, et elle s’explique à ce sujet : « Le travail de mémoire est long et complexe, il faut dépasser le cap des 40 ans pour avoir la maturité d’écrire sur un tel sujet. L’écriture est une tâche secrète, et je trouve que lorsqu’on écrit avec la première personne du singulier, en utilisant le "Je", on ne parle pas seulement de soi, mais en fait, on parle de tout le monde. » L’auteure revient sur son exil en France aux débuts des années 1990 : « J’ai quitté l’Algérie parce qu’il m’était difficile de voir des Algériens s’entretuer, ça me rappelait les plaies douloureuses de la mort de mon père, qui lui aussi a été tué par un Algérien ; j’étais lasse des guerres fratricides, c’était plus fort que moi. ».  [1]->http://www.elmoudjahid.com/fr/actua...]

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