Mimouni et les éditeurs algériens

Des maisons d’édition algériennes ont pris l’initiative de rééditer certaines œuvres de Rachid Mimouni. Parmi elles, les éditions Sedia et Chihab. La première a réédité sept romans (Le printemps n’en sera que plus beau, Tombéza, Le Fleuve détourné, L’honneur de la tribu, Chroniques de Tanger, Une paix à vivre et Une peine à vivre) dont elle a pu racheter les droits. Selon M me Khiat, représentante de l’éditeur, les œuvres de Rachid Mimouni ont connu une forte demande, surtout durant le Salon international du livre d’Alger (Sila), soit par les libraires, ou par des universitaires et des jeunes lecteurs, mais aussi par des personnes qui ont déjà lu ses œuvres et qui voudraient en avoir un nouvel exemplaire. Selon M me Khiat, le roman « Une paix à vivre » est particulièrement le titre le plus demandé. Notre interlocutrice déclare aussi que la réédition de Mimouni a pour objectif d’offrir au lecteur la possibilité d’accéder à sa riche bibliographie, mais aussi de lui rendre la place qui lui sied dans la littérature algérienne. De leur côté, les éditions Chihab ont réédité, en 2012, deux titres (La Malédiction et La Ceinture de l’ogresse, un recueil de nouvelles). Pour M me Himrane, de Chihab, la non-disponibilité des droits ou tout simplement l’« excessif cachet » demandé par les détenteurs des droits sur l’œuvre de Mimouni expliquent la difficulté concernant la réédition de toute l’œuvre de l’écrivain. Néanmoins, les éditions Chihab continuent à négocier les droits dans l’espoir de pou- voir mettre à la disposition du lecteur un plus grand nombre de titres. Quant à la catégorie de personnes qui s’intéressent à Rachid Mimouni, M me Himrane déclare qu’elle est variée, allant du simple amoureux de la lecture aux cher- cheurs universitaires, mais également des enseignants qui font des lectures dirigées à l’intention de collégiens et lycéens.

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