Diwan du jasmin meurtri

Editeur : CHIHAB
Parution : 2017

La poésie algérienne de langue française a été au coeur du Combat algérien. Elle en est même l’un des plus éloquents jalons. En accompagnant son peuple, elle a annoncé et ponctué les orages historiques qui ont secoué le pays dans ses di-érents avatars. « Le poète est celui qui a le don d’asefrou, c’est-à-dire de rendre clair, intelligible ce qui ne l’est pas… Ces clairvoyants et ces clairchantants ne sont ni des mages ni des prophètes… ». (Jean El Mouhouv Amrouche ). A l’origine, elle a été avant tout une « insurrection de l’esprit », dressant dans la nuit « le fanal des certitudes ». Quand le désenchantement fut consommé, elle prit le deuil, la colère, et ne cacha pas ses indignations. « Nous transmettons ce que chacun d’entre nous a pu arracher au mutisme d’un présent torride » (Youcef Sebti). Elle s’est voulue aussi paysages ouverts sur l’intime et l’imaginaire. En Algérie, en tout cas, non seulement des poètes eurent à rendre compte de leur oeuvre mais aussi de leur vie. Tristesse mais aussi promesses. De nouveaux talents, jeunes et ardents qui mettent dubaume au coeur de la nostalgie et de la tristesse qui nous saisit àscruter le sort fait à la poésie. Il n’y a pas d’anthologie idéale. Nous avons voulu donner à lire un tableau ample, diversi-é, réunissant les inspirations poétiques plurielles qui se sont manifestées, avec éclat ou discrétion, depuis l’avènement de Jean El Mouhouv Amrouche dans les années trente à aujourd’hui. C’est l’ambition de cet essai de Panorama poétique où se mêlent et s’entrecroisent les voix de plusieurs générations.

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