Cheikh El Hasnaoui, la voix de l’errance

Editeur : CHIHAB
Parution : 2018

Né le 23 juillet 1910 au hameau Taâzibt, dans la tribu des Ihasnawen, commune de Beni Zmenzer sur les piémonts sud de Tizi-Ouzou, cheikh El Hasnaoui – Khelouat Mohamed pour l’état civil, Si Moh N’Amar Ou Moh de son nom agnatique, Simon pour les intimes – s’est éteint à Saint Pierre de la Réunion le 6 juillet 2002. Mythe de son vivant de la chanson algérienne, son répertoire bilingue (arabe et kabyle) entamé dès 1937 en France et sans cesse reconstruit jusqu’au début des années 1970, marque durablement le substrat émotionnel et verbal du Maghrébin. Nul mieux que lui n’a senti, compris et traduit avec autant de sensibilités vocale, mélodique et poétique, les tourments intimes des expatriés de sa génération. Les 44 chansons de son répertoire peignent, dans un univers mélodique voluptueux hérité du chaâbi de la Casbah d’Alger où il vécut dans les pas d’El Anka, un monde déchiré entre la voix de Tamurt et celle de Lghorba.

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